14 octobre 2013

Taux: vers une accalmie ?

Après un mois de septembre marqué par de nettes hausses de taux de crédit immobilier, une majeure partie des établissements bancaires a décidé de ne pas procéder, au titre du mois d’octobre, à un réajustement en profondeur de leurs barèmes.

Après un mois de septembre marqué par de nettes hausses de taux de crédit immobilier, une majeure partie des établissements bancaires a décidé de ne pas procéder, au titre du mois d’octobre, à un réajustement en profondeur de leurs barèmes. Les banques partenaires d’Emprunt Direct ont donc temporisé, après un mouvement graduel de relèvement continu de leurs grilles de taux initié en juin. Les établissements semblent avant tout avoir réajusté de manière technique leurs barèmes, en amont du deuxième temps fort de l’année immobilière.

D’infimes mouvements ont toutefois été observés chez certains partenaires. « Certains établissements, qui avaient pris le parti durant le premier semestre de l’année 2013, de se montrer très agressifs sur le front du crédit à l’habitat, ont ainsi opté pour une hausse de leurs taux, ces banques ayant pour la plupart réalisé leurs objectifs commerciaux » explique ainsi Alban Lacondemine, président d’Emprunt Direct.

« D’autres, qui avaient jusqu’ici opté pour plus de prudence sur ce segment de marché, ont a contrario souhaité abaisser leurs barèmes, pour redevenir compétitifs » note-t-il. Si bien qu’au final, notre barème général évolue très peu en octobre par rapport à septembre, les baisses de taux des uns sur certaines maturités compensant les hausses des taux des autres sur des d’autres durées.

Les banques ont en outre profité de l’accalmie observée sur le marché des taux longs, lesquels ont, sur les dernières semaines, montré de nets signes de détente. Les intervenants sur le marché des obligations d’Etat semblent en effet pour le moins attentistes face à la récente – et temporaire ? - rigidification des politiques monétaires des banques centrales américaines et européennes, lesquelles restent pour le moins accommodantes des deux côtés de l’Atlantique.

De fait, les taux de l’OAT 10 ans sont légèrement orientés à la baisse, permettant aux banques qui le souhaitent d’améliorer leur position concurrentielle sur le marché du crédit immobilier. Les établissements pourraient, ainsi, si la situation de marché reste peu ou prou en l’état, ne pas procéder à d’importants changements d’ici à la fin du deuxième temps fort de l’année immobilière, qui prend fin en décembre.

 

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