Des taux stables en juin en Nouvelle-Aquitaine

30 juin 2017

Des taux stables en juin en Nouvelle-Aquitaine

Les taux de crédit immobilier n’ont quasiment par bougé en région Nouvelle-Aquitaine. Les banques présentes dans la région ont fait état tout au long de ce mois de barèmes quasiment inchangés, et ce quelle que soit la qualité du dossier. On observe en outre cette stabilité sur l’ensemble des maturités de prêt. 

Les banques restent donc dans une position attentiste en cette fin de premier temps fort de l’année immobilière. La demande demeure assez soutenue, même si l’on observe depuis quelques semaines un léger ralentissement de la production. De ce fait, les établissements bancaires n’ont pas eu à réaliser d’opérations commerciales visant à doper la production. 

Les seuls mouvements observés sont des mouvements de l’ordre de 5 points de base. Le ménage disposant d’un bon dossier et souhaitant emprunter sur une maturité de 20 ans, ne peut désormais prétendre qu'à un taux de 1,65%.

« Les taux s’inscrivent dans la lignée du mouvement de stabilisation déjà constaté en mai en région Nouvelle-Aquitaine » déclare Alban Lacondemine, président d’Emprunt Direct. « La forte détente observée en cours de mois sur les marchés de taux n’a pas incité les établissements bancaires à répercuter cette baisse auprès des ménages emprunteurs. Les banques choisissent pour l'instant de soigner leurs marges, n’ayant pas pour l’heure un besoin criant de stimuler la demande », a-t-il souligné.

« Le début d’année a été actif sur le front du marché immobilier. Les banques ont, au cours des trois premiers mois de l’année, engrangé des dossiers, certains acquéreurs ayant accéléré leurs opérations en anticipant une hausse rapide des taux. Le marché a, au deuxième trimestre, été moins actif, les banques adoptant par ailleurs une posture moins agressive qu’habituellement sur le front des taux, en ne baissant pas leurs barèmes. En juin, les établissements se sont placés en mode estival, en ne procédant à aucun mouvement majeur dans leurs barèmes. Mais si les conditions actuelles sur les marchés obligataires se prolongeaient, les banques pourraient appliquer des décotes afin de stimuler la demande à la rentrée », a-t-il ajouté. 

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