Taux en légère baisse en Ile-de-France

25 juin 2019

Taux en légère baisse en Ile-de-France

Après un mois de mai marqué par une relative stabilité des taux en Ile-de-France, ceux-ci repartent légèrement à la baisse en juin.

Les diminutions de taux restent assez uniformes, de l’ordre de 5 points de base sur une partie importante du baromètre, avec également des replis de 10 points de base sur quelques maturités de prêt à destination des bons dossiers.

Cette catégorie d’emprunteurs concentre en effet les baisses d’une plus forte amplitude, à l’image des taux appliqués pour des prêts à 10 ans pour ce type de dossier. Les ménages disposant de ce profil pourront, à la faveur de l’évolution des grilles des banques obtenir un taux de 0,95% sur 10 ans, contre 1,05% en avril. Sur 15 ans, un même ménage disposant d’un bon dossier pourra de même prétendre à un taux de 1,15%, contre 1,25% il y a un mois.

Baromètre Ile-de-France Juin 2019

Ces baisses sont la conséquence de gestes opérés par des banques qui étaient jusqu’ici en retard du mouvement de repli observé depuis mars. Elles interviennent dans un contexte de nette baisse des taux sur les marchés obligataires, les taux de l’OAT 10 ans ayant à plusieurs reprises tutoyé le terrain négatif ces derniers jours. Dans un tel contexte, les établissements ont ainsi la capacité d’appliquer des diminutions de taux et d’accentuer ainsi ainsi la production de nouveaux crédits aux emprunteurs. Aussi, une majeure partie des ménages a pu bénéficier ce mois-ci d’abaissements de taux de l’ordre de 5 à 10 points de base, tant chez les meilleurs profils que chez des emprunteurs disposant d’un dossier de bonne qualité.

En quelques mois, la psychologie a radicalement changé sur les marchés obligataires. Jusqu’ici, la décision sur un éventuel mouvement de taux était reporté à la fin de l’année. Mais lors de la dernière réunion du Conseil des gouverneurs, la BCE y a fait évoluer sa forward guidance, en indiquant que les taux demeureraient à leurs niveaux actuels au moins jusqu'à la fin du premier semestre 2020. La BCE a, par la suite, franchi un nouveau cap, en évoquant lors du forum annuel de Sintra, la possibilité d’un retour de sa politique d’assouplissement quantitatif en vue de stimuler l’inflation. « En cas d’absence d’amélioration sur le front de l'environnement économique, et d’anticipations d'inflation toujours aussi basses, la banque centrale a souligné qu’elle se donnerait la possibilité d’intervenir en utilisant toute la palette de ses outils monétaires. La pression baissière reste donc plus que jamais présente sur les taux de crédit à l’habitat », conclut Alban Lacondemine, président fondateur d’Emprunt Direct.

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