Des taux de crédit à l'habitat stables en Ile-de-France

26 janvier 2018

Des taux de crédit à l'habitat stables en Ile-de-France

A l’instar de l’ensemble des grandes régions françaises, les dernières grilles transmises au cours du mois de janvier par les établissements partenaires d’Emprunt-Direct.com ont toutes fait état d’une stabilisation baissière des grilles de taux. 

On notera en effet des variations de 5 points de base sur quelques maturités de prêts, qui touchent l’ensemble de la grille, les banques procédant à quelques ajustements baissiers à destination d’emprunteurs disposant d’un excellent dossier ou d’un profil qualitatif propre à chaque établissement.

Ces replis observés au sein des barèmes demeurent limités. Un potentiel de baisse de taux subsiste néanmoins, les grilles n’ayant toujours pas atteint, en Ile-de-France, leurs plus bas d’octobre 2016.

Ces légères baisses de taux sont issues de grilles ayant, pour une bonne part, été émises avant la validation par le Conseil constitutionnel, le 12 janvier, de l’amendement Bourquin. Celui-ci permet, depuis quelques semaines, de résilier de façon annuelle son assurance emprunteur. Les banques vont, du fait de cette nouvelle réglementation, faire face à de moindres produits récurrents sur la globalité de l’encours de prêts qu’elles ont déjà accordés. Elle incite en outre les banques à proposer des tarifications d’assurance plus compétitives, voire des offres en délégation, pour conserver leur clientèle.

Le taux de rotation annuel des contrats sera, dans les prochains mois, scruté par les établissements. Ce n’est qu’en cas d’échec de leurs nouvelles offres en matière d’assurance que les banques seraient poussées, à moyen terme, à remonter leurs taux pour assurer un maintien de leurs revenus globaux sur les prêts. Pour l’heure, aucune hausse n’est constatée.

« Les banques ont, en Ile-de-France comme partout en France, maintenu leurs taux à un bas niveau. Ceci s’explique par un contexte davantage concurrentiel, alors même que certaines banques ont des objectifs de production de prêts ambitieux. Or cette production devrait, début 2018, être sans doute plus limitée qu’au premier trimestre 2017, qui fut un trimestre record.

Les banques ne devraient donc pas hâter leurs relèvements, alors même qu’on observe une hausse des taux sur les marchés obligataires. La faible demande observée au second semestre 2017 et la volonté des banques de conquérir de nouveaux clients seraient susceptibles d’inciter au statu quo. On observera donc les tendances des grilles préalables au premier temps fort habitat qui débute en mars, qui pourraient être révélatrices », analyse Alban Lacondemine, président d’Emprunt Direct. 

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