De rares hausses de taux en Normandie

01 mars 2018

De rares hausses de taux en Normandie

Les barèmes transmis au cours du mois de février par les établissements partenaires d’Emprunt- Direct.com dans la région ont fait état d’une stabilisation haussière des taux dans la région.

On observe en effet, pour un nombre assez important de profils d’emprunteurs, une augmentation limitée de l’ordre de 5 points de base.

Ces mouvements concernent notamment les emprunts à 15 ans, où les taux de crédit sont ainsi revenus à 1,45% pour les bons dossiers et à 1,25% pour les excellents dossiers, contre, respectivement, 1,40% et 1,20% en janvier. Par ces relèvements de faible ampleur, les établissements souhaitent s’adapter au nouvel environnement sur les marchés de taux, auquel ceux-ci sont confrontés depuis déjà plusieurs semaines.

Baromètre Normandie Février 2018

La tension est remontée depuis plusieurs semaines sur les marchés de taux, où les rendements ont augmenté de plus de 25 points de base sur les maturités longues. La thématique de la reflation a fait son retour, tant en Europe qu’aux Etats-Unis. Face à cette situation relativement nouvelle, les banques sont pour l’heure attentistes, la demande des emprunteurs ayant été d’une moindre intensité qu’en 2017 sur ces deux premiers mois de l’année. Aussi, les organismes financiers tentent d’arbitrer intelligemment entre hausses des taux et nécessité de rester attractifs en termes de conditions de crédit.

« Durant les deux premiers mois de l’année, les grilles sont restées plus ou moins stables. Mais certains établissements partenaires ont clairement fait part de leur volonté de procéder à des relèvements de taux dans les semaines à venir », explique Alban Lacondemine, président d’Emprunt Direct.

« Les banques, face à une plus grande tension sur les marchés obligataires, pourraient être contraintes de réajuster leurs grilles, alors même qu’elles sont confrontées à un affaiblissement de la demande depuis déjà quelques mois. Mais cette hausse anticipée des taux pourrait être dommageable pour de nouvelles catégories d’emprunteurs, alors même que certains ménages, dans les grandes métropoles - comme les primo-accédants et les ménages aux revenus les plus modestes- avaient déjà été exclus du marché », conclut Alban Lacondemine. 

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