La BCE reste ferme

03 octobre 2013

La BCE reste ferme

L’institution francfortoise n’a pas changé d’un iota sa politique monétaire. La BCE a en effet annoncé mercredi avoir laissé ses taux directeurs inchangés : le principal taux directeur de la banque reste ainsi à 0,5 %.

L’institution francfortoise n’a pas changé d’un iota sa politique monétaire. La BCE a en effet annoncé mercredi avoir laissé ses taux directeurs inchangés : le principal taux directeur de la banque reste ainsi à 0,5 %.

Et le président de la BCE ne s’est guère avancé sur un changement de biais de la politique monétaire de la zone euro, même si on a appris, au cours de la conférence de presse de Mario Draghi, qu’une discussion avait eu lieu sur l’opportunité de baisser les taux directeurs. Mais la situation économique s’améliorant, les membres du comité ont finalement écourté la discussion sur une telle éventualité. 
L’homme fort de la BCE s’est également montré plutôt peu disert sur une possible opération de LTRO, laquelle permet de limiter l’augmentation des taux interbancaires. Il avait pourtant la semaine dernière évoqué une telle éventualité devant les parlementaires européens. Reste qu’au vu des premières expériences de ce genre en zone euro réalisées il y a plus d’un an, l’institution souhaite sans doute se donner du temps avant d’évoquer de nouveau une telle action. 

Par un tel discours, la BCE souhaitait donc avant tout garder une certaine marge de manœuvre dans la conduite de sa politique monétaire, afin de pouvoir réagir au mieux aux futures évolutions de l’activité en zone euro, tout en assurant que les taux resteraient bas pendant une période prolongée.

Face à une croissance atone, l’institution s’est en outre dite prête à envisager tous les instruments mis à sa disposition, assurant vouloir poursuivre "aussi longtemps que nécessaire" sa politique monétaire accommodante. Elle a en outre indiqué rehausser ses prévisions de croissance pour 2013 et les abaisser quelque peu pour 2014. Ce discours n’avait en tout cas que peu d’impact sur les marchés des obligations d’Etat, les taux longs réagissant peu aux annonces réalisées suite à cette réunion du conseil des gouverneurs. Sur le front du marché du crédit immobilier, ce mouvement pourrait inciter un certain nombre d’établissements à maintenir des taux bas, en attendant la fin du deuxième temps fort de l’année immobilière, un bon nombre ayant d’ores et déjà réalisé de légers ajustements à la hausse des taux depuis juin.

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