La BCE relève ses taux pour la deuxième fois en trois mois

07 juillet 2011

La BCE relève ses taux pour la deuxième fois en trois mois

La réunion du comité de politique monétaire de la Banque centrale européenne s'est soldée par une nouvelle hausse des taux directeurs en zone euro, deux mois après la première décision de ce type, qui avait déjà conduit à un relèvement du taux de refinancement de 25 points de base.


La réunion du comité de politique monétaire de la Banque centrale européenne s'est soldée par une nouvelle hausse des taux directeurs en zone euro, deux mois après la première décision de ce type, qui avait déjà conduit à un relèvement du taux de refinancement de 25 points de base. Ce dernier s'établit désormais à 1,50 %, alors qu'il était encore de 1 % début avril et de 1.25% en juin.

Cette mesure vise avant tout à lutter contre les pressions inflationnistes, alors même que l’inflation atteint 2.7% en juin. La hausse des prix en zone euro dépasse en effet assez nettement l'objectif officiel de la Banque centrale européenne, fixé à 2 %. Cette annonce a peu affecté le marché obligataire : les rendements des obligations d'État à 10 ans de l'État français, qui s’appréciaient depuis quelques jours, continuaient à progresser modérément suite à l’annonce de la BCE.

Néanmoins, la hausse des taux de la Banque centrale européenne devrait être la dernière avant l'automne. L'institution, inquiète des récents développements de la crise de la dette en zone euro, a en effet laissé entendre qu'elle ne procéderait à aucun mouvement durant l'été, tout en continuant à scruter attentivement le niveau des prix.

Sur le front des taux de crédit immobilier, cette décision ne devrait avoir que peu d'impact, excepté sur les taux variables. Pour les prêts à taux fixes, on observe ainsi peu de mouvements depuis la mi-mai. Le marché obligataire avait semble-t-il anticipé, dès le mois dernier, cette décision. Plus grand en revanche pourrait être l'impact de la hausse des taux de l'OAT 10 ans, lesquels, depuis une semaine, augmentent de manière graduelle. L'accroissement de l'écart de rémunération observé ces derniers jours entre les obligations de l’État allemand et celles de l'État français pourrait, en cela, constituer un motif d'inquiétude pour le marché du crédit immobilier.

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